Ma Soeur Anne !
C'est ma grande soeur que j'aime beaucoup !
| Mais elle est toujours partie courir a droite et à gauche sur notre joyeux globe. Alors voici un endroit ou vous pouvez avoir de ses nouvelles, récentes ou anciennes ! |
| En ce moment elle est aux phillipines, mais ca, je vous l'avais probablement déjà dit ! |
| Voici donc un endroit pour avoir les dernieres nouvelles visuelles ou ecrites de cette très sympathique personne, qui par le plus heureux des hasards se trouve a être ma grande soeur (mais ca je vous l'avais déjà dit !) |

En attendant une vraie photo, libre interpretation de Anne faisant de l'aquarelle chez elle !
Une image et quelques mots
Anne Au Népal
La Saga Estrada
Divers
Les nouvelles Récentes:
| Saga Estrada (suite) |
| Bon, tout n'étant pas idéal en ce monde, la nature humaine étant ce qu'elle est, la contre-secousse Estrada s'est un peu moins bien déroulée que la première (voir La Saga Estrada)...
Évidement, je suis en retard ici, mais j'hésite parfois à commenter sur le champ les nouvelles, préférant laisser le temps à certains canaux familiaux de laisser l'information percoler afin de ne pas inquiéter les gens plus susceptible de le faire de façon inutile. Je résume donc quelque peu, et ma soeur me corrigera si elle se rend compte que je perçois tout croche avec mes yeux d'occidentaux pas sur place. Voici donc, la démise du président n'avait évidemment pas faite que des heureux, le personnage en question ayant des amis influents qui se retrouvaient tout à coup soudainement eux aussi sur la sellette. Ajoutez à cela l'arrestation officielle de Estrada avant le déclenchement des prochaines élections, et cela devenait une situation plutôt explosive. Vous voyez, Senior Estrada avait monté sa politique un peu sur le modèle Robin des Bois, se faisant le défenseur des plus pauvres, des enfants et des plus démunis. Je ne sais pas exactement la nature de son implication, mais il me semble que plusieurs le soupçonnaient de le faire par simple calcul politique et de le faire plus en apparence qu'en réalité... Cous savez, le bon prince qui descend de temps à autre voir un démunis pour se plaindre avec lui de son sort.. quelque bons coup médiatisé et hop. Donc tout ces gens se sentaient lésé quelque peu de leur héros. On ajoute à ça des acteurs politiques agissant en coulisse, échauffant les esprits, organisant une manifestation monstre, payant des gens pour y être et débloquant et finançant le transport de pauvres mécontent de tout les coins du pays... et ça l'a donné ce que cela devait donné: des émeutes qui dégénèrent en violence. Une marche sur le palais présidentiel.Un tentative échouée de coup d`état, plusieurs blessés, plusieurs morts... Ce qui est triste dans tout ça c`est un peu la division de la population, les gens ayant fait parti des manifestation monstres ayant amenée la démise de Estrada ridiculisant ces nouvelles manifestation, pourtant signe d'une bonne partie de la population, manipulée peut-être, mais qui essait de se faire entendre elle aussi. Cela aurait pu donner une sérieuse guerre civile.. entre des gens qui au fond veulent sensiblement la même chose, un bon gouvernement. Il y a eu des élections finalement il y a de cela 1 ou 2 semaine... journée ponctuée de violence encore une fois, encore des morts qui se rajoutent à la liste... Je n'ai cependant pas encore regardé ce qui à résulter des dites élections.. j'attendais surtout des nouvelles de ma soeurette qui servait d'observateur pendant les dites élections... Ajout: Évidement, je pouvais bien n'avoir qu'une vision incomplète des résultats de la dites élections, puisque les résultats sont sortis tout récemment dû à différents délais.. en fait je ne suis même pas sur que cela soit terminé... |
Comme certains le savent peut-être, elle est allé se promener du côté du Bangladesh et du Népal, question de travailler, mais aussi se reposer un peu. Note: Pour ceux qui ne sont pas habitués, oui, ses comptes rendus sont bilingues ! Alors il va vous falloir faire un effort ! Voici ce qu'elle en dit: Bangladesh, Nepal. My first glimpst of ¨South Asia. My first shovels of dust and the first ride in a rickshaw. Feeling like i'd gotten new eyes. Wow. The colours - the colours under the dust, which my 400ASA film was able to bring out, so that the pictures are EXACTLY like i saw it!! The sweets and the talk and the tea. Life - life in blooming cities, bloomings in the mountain villages. All those smiles.
Anne m`a dit qu'elle essaierait de scanner des photos de son voyage, alors affaire peut-être à suivre ! En attendant, pour les curieux, voici le site de 3 sisters la compagnie avec qui elle a fait affaire pour aller se promener en montagne. Pour femme, par femmes (guide et porteuse). http://www.metateam.nl/chhetri_sisters/
Dans un autre ordre d'idée: Enfin, si certains surfers passent par Manille, je recommande chaudement le tout nouveau Monk's Dream, un bar jazz hip sur Jupiter Street, juste ouest de Makati Ave. Le jazz n'est pas si commun en ce pays, et moi j'aime....
24 Février 2001
Je n'ai pas fait un compte rendu exhaustif des péripéties de ma soeur au cours du dernier mois !
-You kept a journal didn't you?
Why are you so worried my dear, i would write you if we had a letter
elationship. I was breathing, smelling, inhalling, taking in the smiles and the scents and the sweets, and there was too much yellow and too many baby taxis to count them all! What did you want me to write about? I bought a book instead, it`s called Of Blood and Fire in its English version, it`s a bout a dirty war that happened in 1971, and that i shiver reading about, because it sounds so much like the news, if only you change a few names, the names of a few peoples...
I had a free holiday in Bangladesh and Nepal - free from work, free from diplomacy, just down to earth and i slept in guest houses where there was no light at night, where the cooking fire was on the ground, where the kids had red cheeks from cold bites in the winter in the mountains. I had forgotten how good it felt not to bathe for a few days, especially with this bone-chilling cold at night. I discovered how hot and how good tea with milk can be, especially in a glass or stainless tobbler. I taught Indra, my guide, how to play crazy 8 and we both felt it was one of our accomplishements, on top of the 3 day walk that is, in the haze, only to see the distant profile of the Anapurna - the whole range, mind you - on the morning of the day when it was time to go down already. Wow. My breath was taken away and i thought i would never want to go down again. Yet, i think the courage to till that argilous land, to carry the softdrinks on a large basket hanging from my head onto my back and hips, would escape me. How wonderful and comfortable to reminesce about those siting at my computer. I guess the people in the villages know this, yet they offered my camera a smile. We shared a few real laughs together too. Like when the old lady of the guest-tea-house in-between the two mountains opened the jam jar effortelessly, after Indra had spent his brain and muscle resources twisting the lid the wrong way. Or when the little boy of the Peaceful Plains guesthouse uttered Namaste in my direction for the 50th time, with a wonderful smile, and then went on to repeat, what is your name, hello, whatever we, i said. And the food was simple and delicious - it was food made with love if with little spices.
J'ai ri aussi avec Indra des 13 Hollandais, partis en piste avec 32 employés - et tous les porteurs transportant le double de la charge prescrite (ils ne devraient pas avoir à transporter plus de 25kg). Imaginez, ils faisaient même apporter les chaises et la table pliante d'un endroit à l'autre. Et jouissaient de près d'une cruche d'eau chacun (les 13 bien sûr), pour se laver, et non pour remplacer le papier-cul que ces gens laissent trainer derrière les bosquets - alors que les villageoises s'engueulaient parce que l'une d'entre elles, empèchée de faire la file à l'heure dite ce matin-là, cueillait au coeur du jour et du robinet communautaire, la cruche quotidienne à laquelle sa famille avait droit.
J'ai ri avec Arinita et Upasana et Susan, mes amies retrouvées après 5 ans, jeunes femmes modernes dans un Kathmandu qui ne change pas très vite, me disent-elles. Et elles m'emmènent au sommet de la colline, là où on a dispersé les cendres de Bouddha, et où les temples hindous et bouddhistes se côtoient (Bouddha ayant d'abord été hindou), et il faut faire attention de ne pas mettre les pieds sur ces autels de bronze à ras le sol. On jette un oeil à ces statuetttes inspirées du Kama Sutra et qui sont symboles spirituels et religieux, et on s'en entend que celles qui sont sur les tablettes dénotent un profond manque d'imagination. Et on s'achète des petits bracelets, combien madame, et le prix baisse du double si vous en prenez tant, toutes vaines que nous sommes. Au moins on s'en rappellera, même si le smog était tel qu'on ne voyait presque rien de la ville, de la vallée. Et puis, le thé et la pizza du midi brûlant de soleil étaient pas mal non plus.
J'ai eu pas mal de plaisir et de joie, donc. Au Bangladesh, c'était Alexandra, du haut de ses 3 ans exhubérants, cherchant tantine au lever, au diner, au coucher. C'était des joies et l'évidence de luttes et de souffrances. C'était Lila et Akash, Rita et Miti, et un agent de police ayant providentiellement vérifié les papiers de notre chauffeur de taxi, mettant 5 minutes entre une attaque terroriste et notre arrivée sur les lieux. C'étaient les grèves, qui m'ont forcée à rester à la maison, ou dans Gulshan, le quartier diplomatique de Dhaka, et à me reposer, seule ou socialement. C'était parfois un sentiment de petite victoire, un centre de réhabilitation pour les personnes atteintes de paralysie, à qui on fait des chaises de maitien sur mesure pour leur permettre de conserver des horizons larges, et qu'on aide à réintégrer leur village - il y a même un village de transition où les familles peuvent se préparer avant de rentrer chez eux- ou à devenir électronicien, à retrouver une certaine autonomie, sinon une autonomie certaine.
C'était les tumultes liés à l'indépendance fraîche encore, toujours disputée. "Beware of dogs and of (fundamentalists)" (associés aux forces anti-indépendantistes, depuis la sécession d'avec le Pakistan en 1971) disait ce graffiti à l'université. Fondamentalistes qui manifestent contre la reconnaissance par la cour que certaines lois étaient injustes pour les femmes, et les révoquant. Contre-manifestations des groupes d'ONG, etc. Menaces de la part des fondamentalistes, qui déclarent une grève (ie, menacent tous les gens qui oseront sortir ce jour-là. Hartal, c'est faire la grève en restant chez soi). Qu'à cela ne tienne, des marches pacifistes s'organisent dans tous les quartiers, défiant l'ordre de grève. "Les gens sont riches: la moisson est récoltée, les greniers sont pleins. On n'est pas trop occupé. On appelle cette saison, "political season"", me dit mon ami militant. Les élections s'en viennent, on craint l'escalade de la violence. Heureusement, mon vol était à minuit, et entre 2 hartal (grèves), on a pu me conduire à l'aéroport.
Dans mes valises, des foulards et des soies; des lampes à l'huile en terra cotta, modèle traditionnel presque discontinué; une petite banque qu'on doit casser pour l'ouvrir; un pot-bidet en fer blanc. Des mouchoirs et des linges et du papier plein de fils de couleur. De la musique. Des achats faits pour la plupart dans des magasins d'ONG, des magasins de commerce direct, sinon équitable. BRAC, Grameen, Proshika, tous ces noms, ces méga-stars du développement "hors institution" (ces ONG ont jusqu'à 90 000 employés et constituent en fait une bureaucratie parallèle, reconnaît-on tranquillement), exercent un contrôle de qualité strict et écoulent les produits des artisans qu'ils subventionnent ou emploient, ou à qui ils versent du crédit, dans de jolies boutiques en ville.
So, this is what we talked about, around tea, Lila and Farida and me. Farida works for a progressist organization, an organization that promotes traditional knowledge and productions; that promotes the use of farmer-bred seed varieties, organic farming, and the likes. We caught her in her office in the city, and we talked politics - the recent bombing, the anger, and shopping. We talked consumer power and saris - those that come from India illegally through the border and are much fashionable, and those that are made by the women in the rural areas, some of whom work with UBINIG, who sells their work at very affordable (for me, dollar-day sale) yet apparently profitable prices. Sharing the beauty of their craft, in silk, cotton; in simple or wedding-ready formats. The NGOs even have what seems like a tacit agreement, or is it fair competition- Aarong, the BRAC store, cathers to the dollar-earning crowd (foreigners and Bangladeshis with foreign connexions, the UN for example...) and sells at higher prices. Shopping at Aarong is a status symbol - and their stuff is very recognizable. UBINIG (and some others) cathers to the middle-class, they have in fact just opened an outlet for organically-grown products (including delicious olive pickles). So there we were, around tea, Lila and Farida and me, having a (consciously politico-economical, critical, feminist) girl-talk which we very much enjoyed. There is a word for that in Bangladeshi, a talk amongst friends around a cup of tea, it's called "adda" (pronounce AH-da, with an arabic H). We had a very nice adda that day. (probably just like Ken's meal with Vandana!)
On n'a pas de mot précis en français, mais touz les Québécoiz savent de quoi il s'agit - probablement la raison pour laquelle les cafés prolifèrent, pourquoi Montréal est faite de galeries et d'escaliers, et pourquoi on y vend tant de bière. Il ne nous reste qu'à faire comme les Bangladeshis et à nommer l'institution, à nommer le fait - ou est-ce parce que c'est si subversif et notre refuge secret qu'on n'a pas nommé cette activité...on appelle ça jaser, placotter, refaire le monde, prendre un café...C'est une manière d'arrêter le temps. J'ai passé au Bangladesh 6 ou 7 jours qui ne se termineront jamais, car les conversations sèment des idées, qui nous suivent , qui grandissent...et qui restent vivantes en nous, réveillant l'odeur d'un restaurant de bord de rue, la sensation du thé brûlant, le goût sucré d'un mets dont on a oublié le nom...
Tous ces souvenirs suspendus. No doubt there will be other occasions to talk about all this...
J'en place 2 ici, si vous voulez en voir davantage, vous pouvez consulter: (Cliquer pour agrandir) Une manifestation monstre aux allures pacifique ! Ce n'est malheureusement pas toujours comme ca Anne explique : Si on se demande pourquoi les gens portent du noir, c'était pour signifier la "mort de la démocratie", suite au vote "contre" l'ouverture de l'enveloppe contenant (Nous le savons depuis) les documents bancaires indiquant que le prête-nom supposé de M.Estrada avait 3 Milliards (environ 1M$CAN) dans son compte, et qu'il les a retirés le jour où débutait le procès. C'est ce vote "contre" qui a déclenché le mouvement populaire d'EDSA 2. (EDSA 1, on se rappellera, avait forcé Marcos à s'exiler à Hawai), et aussi qui explique qu'on s'en prenne de facon plutôt crue à certains politiciens et politiciennes (voir certaines des photos, qui peuvent choquer l'audience!) La saga se poursuit, voir les journaux locaux, dont
La Saga Estrada
Suivant l'idée de Anne, voici quelques photos qui ont été prises de EDSA 2 (People Power 2) c'est-à-dire le mouvement qui a réussi à chasser Estrada de son siège présidentiel.
http://www.pacific.net.ph/events/edsa2001/index.html
note: Ce dernier commentaire s'applique aux grosses manifestation en général, pas au phillipines en particulier !
www.inquirer.net
| 7 Janvier 2001 |
| Lecture: Voici quelques liens vers des articles intéressants suggérés par ma soeur: Puis-je vous inviter, si ce n'est déjà fait, à lire les superbes articles de Christian Rioux (ledevoir.com, remontez jusqu'au 29 décembre s'il le faut) sur le Sénégal.des articles superbes, qui font danser devant moi les quelques images glanées lors d'un voyage trop court au Sénégal, ce merveilleux pays; m'en traduisent de nouveaux aspects..et portent à réflexion. http://www.ledevoir.com/chro/chroniques.html Côté musique, Suivant l'ordre d'idée de la musique que j'écoute en ce moment, Anne pour sa part vous suggère Pieces of Africa, du Kronos Quartet Pour ceux qui seraient un peu curieux de ce qui se fait musicalement a Manille: www.MP3Manila.com Un site de musique undergroud de la-bas ! Il y aurait même des tounes politiques qui parlent du récent scandale impliquant le président la-bàs, le juentengate ! |